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L’art informel d’après guerre (1945 à 1960)

Par définition, l’art informel ou l’informalisme désigne les tendances artistiques surgissant en Europe, notamment en France dans la période après la Seconde Guerre mondiale. Ces tendances se sont manifestées, en effet, par l’abstraction lyrique avec la participation massive des artistes non figuratifs, le matiérisme et le spatialisme. À noter que l’art informel a pu gagner de l’ampleur en France, au Benelux, en Allemagne, en Italie et en Catalogne.

L’art informel, le tachisme et le matiérisme

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Le tachisme est une des formes de l’art informel. Ce terme apparaissait, pour la première fois, en 1951 avec le citrique Pierre Guéguen. Il a été réutilisé en 1952 par Michel Tapié. Ce tachisme indique, bien évidemment, une forme de l’art informel. Il est caractérisé surtout par les techniques gestuelles imitant celles de l’expressionnisme abstrait de Jackson Pollock. Le matiérisme, quant à lui, est un autre aspect de l’art informel qui apparaît en 1948 à l’initiative du poète et plasticien, Joan Brossa avec son œuvre Pintura Encolado. Toutefois, ses caractéristiques ont déjà été citées par Jean Dubuffet et Jean Fautrier à partir de 1944. Le matiérisme se caractérise surtout par les nombreuses méthodes de traitement de la surface de la toile. L’association de ces deux aspects de l’art moderne donne lieu au spatialisme, une tendance regroupant les dimensions de la lumière et de l’espace-temps.

La démarche de l’art informel : geste aléatoire, tâches, …

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La démarche d’art informel offre une liberté totale à chacun des artistes. Il est donc libre de réaliser des objets d’art, selon son propre goût. Cette démarche inclut le geste aléatoire qui ne laisse aucune place aux méthodes traditionnelles de conception de peinture. L’art informel reste spécial par ses nombreuses caractéristiques, notamment l’utilisation expressive de la matière, l’absence d’une idée préconçue, une idée venant de l’expérience vécue et la spontanéité du geste.